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Comment évolue le pain, aliment essentiel dans l'histoire de l'Homme, ainsi que sa fabrication ?

  La symbolique du pain

     Tous les peuples ayant goûté le pain l’ont adopté ; on ne peut alors plus s’en passer. Le manque de pain pourrait désormais conduire à des émeutes ainsi que des révolutions. Les autorités en ont conscience. Au fil des siècles, le pain devient une dimension symbolique importante: il symbolise le sacré, la justice, la stabilité, mais aussi de travail. Le boulanger a alors une dimension sociale essentielle et importante dans la vie. Chez les anciens romains, «le pain et les jeux» servaient déjà à représenter la bonne humeur du peuple.

 A. Pain politique et vie sociale :

Pain, politique et vie sociale:

Pain, politique et vie sociale:

1. Un aliment essentiel :

    Selon les caprices de la nature et les guerres, le pain est un signe de richesse ou de pauvreté, de servitude ou de liberté, d'opulence ou de misère. En politique, le thème du pain est utilisé comme un symbole de sécurité et de prospérité ; en effet le pain est une sécurité alimentaire car on peut en produire assez facilement. Ainsi lors de grandes famines, le pain est un moyen de survie.

     a) La consommation au cours de l'histoire :

    Le pain est depuis bien longtemps un des aliments essentiels de notre alimentation, bien que sa consommation soit en baisse depuis plusieurs année :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      Depuis 1900 la consommation de pain en France diminue régulièrement. Un Français consomme environ 60 à 70 kg de pain par an.  Les causes de cette diminution de consommation sont multiples. En effet, l'on consomme notamment une plus grande quantité de viande, et l'on garde moins de place pour le pain. De plus, certaines personnes ont des aprioris sur le pain et déclarent que celui-ci fait grossir, ce qui est faux. C'est davantage ce que l'on mange avec qui provoque une prise de poids. Aujourd’hui, un Français consomme en moyenne environ 165 grammes de pain par jour tandis que les nutritionnistes en préconisent au minimum 250 grammes.

   En 1970, un français consommait 80.55 kg de pain par an, 62 kg en 1990 et seulement 54.kg en 2003. Les Allemands sont les plus gros consommateurs de pain d’Europe.

    La France garde cependant des spécificités. Les boulangeries y sont avant tout artisanales. (En effet, les  artisans boulangers détiennent 70% des parts du marché ;  les boulangeries industrielles se partagent le reste ). C’est le commerce le plus apprécié des Français. Un Français se rend environ plus de 3 fois par semaine à la boulangerie. Ailleurs en Europe, les industries et les chaînes de boulangeries y sont beaucoup plus implantées.

     • Le pain et les consommateurs en France :

    Il y a 98% de Français qui consomment du pain, et 83% qui en consomment tous les jours.
 Pour beaucoup de personnes le premier critère d'achat est la qualité.
Les boulangeries vendent moins de pain qu'autrefois, mais pas uniquement pour les raisons vues précédemment. Il y a désormais la concurrence des boulangeries industrielles. Il est vrai que lorsqu'un Français fait ses courses, il y achète en même temps son pain ce qui lui évite de repasser par la boulangerie. En outre, il y a eu ces dernières années un grand boom des machines à pain, comme une mode ; les gens aimaient faire leur pain à leur goût. Soit dit en passant, la boulangerie reste fréquentée par 89% des Français et reste un des lieux d'achats les plus appréciés, devant les grandes surfaces et les chaînes de boulangeries industrielles.

Il existe plus de 33000 boulangeries en France.

    La baguette est aussi une spécificité: avec 10 milliards d’unités produites chaque année, elle représente 70 % des ventes.

   Le pain n'est pas un aliment essentiel dans tous les pays. en effet, chaque pays consomme  plus ou moins de pain par an . On observe par exemple que le Royaume-Unis est le moins consommateur de pain au contraire des Allemands qui consomment plus de 85kg de pain par ans !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. Le pain au cœur du pouvoir :

    En politique, le thème du pain a été utilisé comme le symbole de la sécurité ainsi que de la prospérité. Chez les anciens romains, «le pain et les jeux» servaient déjà à représenter la bonne humeur du peuple. En effet, « Du pain et des jeux » (Panem et circenses) est une citation du poète satirique Juvénal extraite de Satire, une œuvre dans laquelle il dénonce les vices de son époque. Par ces mots, il critique le peuple qui, selon lui, ne réclame que deux choses : du pain et des jeux. Juvénale est en effet épouvanté par la popularité de ces jeux du cirque sous l'Empire. Le peuple ne pense qu'à manger et à se divertir en assistant aux jeux. Le pain représente ici la nourriture.


      a) Taxes et impôts sur le pain :

     Les taxes sur le pain n'étaient pas les mêmes pour toute la France ; en effet, chaque village imposait sa taxe :

  • Sous l'ancien régime (avant la révolution française) il existait dans le nord de la France (Alsace) la taxe appelée BACHELON/BACHRLON: c'est la taxe "frais de cuisson du pain".


  • Le premier document ci-dessous datant du 4 juillet 1811 traite de l'ordonnance concernant la taxe sur le pain à Auvillar. ( Tarn et Garonne). En effet, les boulangers de la cité réclamaient une modification de cette taxe, dont la dernière valeur datait de 1758.

          Depuis cette date, les salaires et les prix des matières nécessaires à la fabrication du pain avaient nettement augmenté !

          Grâce à ce document, on remarque que les communes pouvaient imposer des taxes directement sur le pain.


  • La taxe leyde était une taxe en nature ou en argent sur les grains et marchandises qui se vendaient au marché du Châtelard, un village dans le massif des Bauges en Savoie. En 1347, les boulangers doivent des impôts taxés sur le pain. Les taxes sur le pain ont perdurées. A la fin du 18e siècle, elles ont été fixées par le sénat de Savoie. Les délibérations ont établi une table des prix pour la vente du pain indexée sur le prix de vente du blé sur les marchés hebdomadaires du Châtelard et incluant les taxes. Lorsque le blé sera vendu depuis 15 sols jusqu'à une livre (la bichette) le prix d’une livre de pain sera de 1 sol et 3 deniers. Lorsque le prix de la bichette de froment augmentera de 5 sols, le pain augmentera de 3 sols.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      Ordonnance concernant la taxe du pain a Auvillar                                      Taxes sur le prix du pain a Briançon                           Taxes sur le prix des farines, Hautes Alpes

 


   Il a existé une multitude de taxes sur le pain, mais il en reste peu de traces. 

 

   b) Condamnation :

    Au cours de l'histoire, il y a eu beaucoup de condamnations de boulanger, métier sous très haute surveillance dès le XIIIème siècle.

    En effet l'autorité Royale perçoit très tôt que l'approvisionnement  de la capitale en blé, et donc la fourniture en pain de la cité, est un élément essentiel de la paix sociale. Le peuple de Paris accusait fréquemment les boulangers d'être responsables de la hausse du prix du pain. Les plus anciens réglements concernant l'exercice du métier de boulanger datent des VIIème et VIIIème siècles. Mais c'est le Livre des métiers d'Etienne Boyleau, rédigé vers 1268, qui marque le début d'une surveillance extrême des conditions de fabrication et de vente du pain en France. Certains articles précisent les modalités de fixation des prix des trois ou quatre qualités officielles de pain (du plus blanc au plus complet). D'autre articles mettent en place des procédures de contrôle et de répression des fraudes (par exemples: sous-poids ou cuisson insuffisante, essentiellement). 

    Une véritable police du pain s'instaure vers 1366. Elle surveille la corporation et dispose d'un arsenal de peines pouvant aller jusqu'au punitions corporelles.


    Aux XVIIème et XVIIIème siècles, durant les émeutes de subsistance, "la fureur est au pain" et la police se range du côté des commerçants qui protègent leurs boutiques des pillages du peuple. Il arrive alors que les voleurs de pains soient pendus.  

    Mais souvent, lors d'une révolte,  le premier pendu était le boulanger, accusé d'être la cause du manque de nourriture:


    Voici quelques exemples de condamnations qui eurent lieu au cours du XVIIIème siècle.

Document du département de police, commune de Paris. Rédigé en l'an II de la République, sous le régime de la Terreur, le 1er Nivose (qui correspond au 21 Décembre 1793) : 


  • Le boulanger Jean Claude Gaultilt a été envoyé à la maison d'arrêt de la conciergerie pour avoir laissé moisir du pain chez lui. Il aurait cependant put le donné aux pauvres ou encore le vendre. La conciergerie était l'une des plus grandes prisons de Paris sous le régime de la Terreur, donc ce boulanger risque d'être guillottiné.


  • Le 22 Juin 1709 à Paris (année avec des records de froid, et donc de mauvaises récoltes, dues à de mauvaises semences. Quelques jours avant la sentence, il y avait eu une émeute de la faim à Paris, les gens s'en sont donc pris aux boulangers.Cet arrêt est collectif contre des boulangers ayants vendu du pain trop cher et qui n'avaient pas fait de pain « pour les pauvres » qui se vend moins cher. Ils sont condamnés à des peines de mille livres, une somme énorme à l'époque.


  • Sentence de police du 31 Mai 1726,

    Le maître boulanger Claude Roger a été condamné à 500 livres d'amende pour avoir vendu du pain au prix normal mais en l'ayant fait trop léger.


  • Sentence de police du 19 Avril 1723

    Le boulanger Nicolas Megret, condamné à 300 livres d'amende et à la fermeture temporaire de sa boutique pendant 3 mois laquelle sera murée (c'est à dire qu'il ne pourra ni y entrer ni entretenir ses outils, lesquels il retrouvera alors dans un très mauvais état). Sa condamnation est due au fait qu'il a survendu son pain.

 

      c) La propagande:

Le pain est utilisé dans le vocabulaire de la propagande ; en voici plusieurs exemples:


 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

        Le front populaire: Le pain est un symbole politique fort.                                                                       Affiche de rationnement pendant la guerre. 

       Ci dessus: La Une du journal du Front Populaire en 1936.                                                   En période de disette, le pain était coupé en tranches fines, non seulement

      Le pain représente l'alimentation, et donc la fin de la misère.                                                par souci d'économie, mais aussi parce qu'il donnait ainsi l'impression de durer plus                                                                                                                                                                       longtemps. 

 

 

  •  Déclaration du Maréchal Pétain lors de son procès en juillet 1945

<< Au contraire, pendant quatre années, par mon action j'ai maintenu la France, j'ai assuré au français la vie et le pain >>

Ici par le pain et la vie, le Maréchale Pétain désigne le pain comme un symbole de subsistance.

 

  •  Caricature:

 

 

 

Plantu fait souvent référence à des moments d'histoire dans ses caricatures ; comme sur cette dernière parue dans Le Monde le 20 Août 2007. Ici Cécilia Attias (ex-femme de Nicolas Sarkozy) est représentée comme Marie Antoinette, et Nicolas Sarkozy comme Louis XIV. Plantu fait alors dire à Cécilia/Marie-Antoinette, lorsque nous apprenons la seconde augmentation en deux mois du prix du pain «S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ! » (Paroles de Marie-Antoinette prononcées devant le peuple de Paris mourant de faim en 1789.)

On a de plus un témoignage de plantu:

« Ça me plaît parce que cela me permet de déguiser des personnages d'aujourd'hui. Sarkozy en Louis XIV, c'est trop tentant et je ne m'empêche pas de le faire. Cécilia, je la faisais en Marie-Antoinette (en plus à ce moment-là, le prix du pain avait augmenté... alors, les brioches... !) . »

 

Ici on a une caricature pour dénoncer le prix du pain.


B. Un symbole spirituel:

1.Un symbole pour plusieurs religion tout au long de l'histoire :


    Le pain est la nourriture essentielle de l’homme et lui donne  l’énergie physique dont il a besoin. C’est la raison pour laquelle, sous une forme ou sous une autre, toutes les civilisations l’ont élevé à la hauteur d’un symbole de vie, l’ont considéré comme la marque de la générosité des dieux et déesses envers elles.

    Dans les traditions religieuses, dans les légendes, les mythes et les coutumes, on peut remonter jusqu’à l’origine lointaine du thème du pain, c’est à dire aux temps où l’homme prenait conscience de sa dépendance vis à vis des forces de la nature et appelait au secours des forces surnaturelles pour combattre les mauvaises récoltes et les famines.

 

  • C’est ainsi que les plus grands dieux de l’humanité sont personnifiés ou se comparent eux-mêmes au pain: 

- Il y a plus de 5000 ans, Osiris se déclarait être le pain de vie des enfants de l’Egypte. Il apprit aux hommes à cultiver le blé, à faire la farine et préparer le pain : le pain fut toujours considéré comme divin et sacré par les égyptiens.

- Dans l’Antiquité, selon Ovide (1 er s. av JC), lorsque les Gaulois assiégèrent Rome, les Romains invoquèrent Jupiter qui leur conseilla de jeter par-dessus les murs ce qu’ils avaient de plus précieux. Ils confectionnèrent alors avec leur reste de farine, des miches de pain qu’ils lancèrent contre les assaillants. Ces derniers pensèrent que Rome était largement approvisionnée et possédait de quoi tenir un très long siège. A cause de cela, ils abandonnèrent leur assaut. En reconnaissance, les romains édifièrent un temple à Jupiter Pistor (Jupiter Boulanger) ce qui associait le symbolisme du blé (vie, mort et renaissance) à la destinée de la ville.

 

Dans le judaïsme

   Une tradition pendant Pessah, c'est à dire la Pâque juive qui dure huit jours et commence le septième mois.Cette fête célèbre l'Exode et le début du cycle agricole annuel. Les juifs mangent pendant toute sa durée des Matzots, un pain azyme, c'est à dire un pain non-levé, sans levain. Les juifs le mangent pour commémorer cet évènement. Ces galettes sèches et croustillantes sont même très prisées des Arabes israéliens.


    Les Juifs apportaient  12 pains en offrande, le jour du Shabbat dans le temple de Dieu, c'était les « pains de proposition » que seuls les prêtres pouvaient manger. Aujourd'hui, un pain tressé appelé Hallah est utilisé lors de chaque shabbat. Le pain azyme (Matsa ou Matzot) est toujours utilisé pour célébrer la Pâque et commémorer la fuite d'Égypte.

    En effet, les Juifs ont été condamnés à manger du pain sans levain, car ils ont dû quitter l'Égypte dans l’urgence et n'avaient alors pas le temps d'attendre que le pain lève. Ce pain était aussi appelé « pain de l'affliction » pour leur rappeler l'affliction qu'ils avaient subie quand ils étaient aux mains des Égyptiens, et « le pain d'amertume », car il était mangé avec des herbes amères.

 

 

 

 

 

 

 

                              Matzot, pain sans levain, galettes sèches et croustillantes                                                    Hallah, pain tressé

                                                              

    En revanche l'Islam (aussi bien le Sunnisme que le Chiisme) ainsi que les courants boudhistes et les religions chinoises n'utilisent pas le pain comme un symbole.                                                                                                    

 

2. Le pain symbole du christianisme: 

    Il y a plus de cinq mille ans, Osiris déclare être le pain de vie des enfants de l'Égypte, et trois mille ans plus tard le Seigneur Jésus-Christ utilise les mêmes phrases pour situer la valeur de son exemple et de son enseignement. Les Écritures Saintes de la religion chrétienne recèlent environ quatre cents références au pain.

    La Cène  est le terme issu du latin cena c'est à dire repas du soir. La Cène est le nom donné par les chrétiens au dernier repas que Jésus-Christ prit avec les douze apôtres le soir avant la Pâque juive, trois jours avant sa résurrection. Après  avoir mangé la Pâque avec eux, il institua l'Eucharistie en disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ».

    Selon Matthieu (26, 26-28) :

« Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit ; puis, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez, ceci est mon corps ».

La fraction du pain fut alors mentionnée dans le Nouveau Testament comme un geste fondamental de communion entre membres de l'Église.

 

  • Dans le culte catholique:

    L'Hostie symbolise le pain sans levain, le sacrifice du Seigneur ce qu'on appelle l'Eucharistie. L'hostie illustre par sa forme ronde l'éternité et l'universalité de la vie.

    C'est la raison pour laquelle, en récitant le Notre Père les chrétiens demandent rituellement que Dieu leur donne le pain quotidien (« donne nous aujourd'hui notre pain de ce jour ») qui devient en ce sens une double nourriture, physique et spirituelle.

 

 

 

 

 

                                                                              Hosties                                                   Hosties de tailles différentes 


    Chez les catholiques le pain renvoie naturellement au travail :  « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » déclare Dieu dans la Genèse. Le pain est le symbole du travail de l'homme sur terre bien que ce soit avant tout les céréales qui soient à sa base.

     Chez les chrétiens le pain est un symbole  à travers la naissance de Jésus à Bethléem. En effet, Bethléem signifie "maison du pain" en hébreu.

 

    Les chrétiens pratiquants dessinent  une croix sur le pain puis prient avant de manger, bien que cette tradition se soit un peu perdue au fil de l'histoire.

 

    Le pain est un symbole spirituel fort : il accompagne les fêtes et les rites religieux.

La messe se déroule en 4 étapes:

- Le Rite d'Ouverture : le signe de la croix.

- La Liturgie de la Parole.

- La Liturgie Eucharistique : la préparation des dons. C'est le moment le plus important de la messe, , le moment ou le pain (et le vin) sont au centre de la célébration eucharistique (« prenez et mangez, ceci est mon corps... »).

- Communion Le Notre-Père : Les fidèles se préparent à communier en disant ensemble la prière reçue du Christ, le Notre Père, puis en échangeant un geste de paix. Le prêtre rompt alors le pain consacré. Le prêtre communie, puis les fidèles avancent en procession pour communier à leur tour, en recevant l'hostie.


 

 

 

 

 

 

 

 

Pain, symbole important lors de la communion.

 


    Dans l'Ancien Testament (de la Bible) l'Eternel envoya la manne aux Hébreux pendant qu'ils traversaient le désert lors de l'Exode. Cet aliment symbolise le pain et préfigure l'eucharistie pour les chrétiens. C'est naturellement un signe de la bonté de la divinité envers les hommes.

Le pain Azyme  est un pain sans levain que les Juifs mangent pour commémorer cet événement (comme nous l'avons expliqué dans la première parties). Dans le culte catholique, le pain azyme est utilisé pour confectionner les hosties de l'Eucharistie.


   A l'inverse de l'Eglise catholique romaine, l'Eglise orthodoxe utilise du pain avec levain.

     

  •  Chez les Orthodoxe:

    L'Église orthodoxe utilise du pain levé. Car le mot Artos (qui signifie pain en grec) est utilisé dans tous les compte rendus de la Cène avec la signification de pain au levain commun. Si le pain sans levain  avait été utilisé on aurait dit Azymos (Azyme: mot qui est toujours utilisé pour spécifier que le pain est sans levain.)

Pour les orthodoxes le pain au levain est aussi appelé «pain vivant». Le pain sans levain est considéré comme «mort». Quand le Christ se présente comme «le pain de vie», «le pain vivant», il est certainement bien représenté par du pain au levain. Le levain est compris comme symbole de la vie - le corps vivant et ressuscité du Christ.

La célébration orthodoxe est appelée "Divine liturgie", en effet on ne dit pas « la messe ».Elle comporte trois parties :

- La  proscomédie  (préparation des offrandes)

- Liturgie des catéchumènes 

- Puis c'est la liturgie des fidèles. Le prêtre et le diacre sortent du sanctuaire avec le pain et le vin et vont les porter sur l'autel, c'est la Grande entrée . Dans la liturgie orthodoxe, le prêtre donne aux fidèles la communion au corps et au sang du Christ en déposant la communion (pain trempé dans le vin) dans leur bouche avec une cuillère ou un chalumeau. C'est là la différence avec les catholique.

Au Noël Ortodoxe: Le premier jour de Noël, la maîtresse de maison confectionne un pain spécial, nommé "Cesnica". Elle y cache une pièce, un haricot et un grain de maïs.. (En quelque sorte le principe de la galette des rois). Trouver la pièce porte chance..Quant au haricot ou au maïs, cela augure de belles récoltes..

 

 

 

 

 

 

                                                                                    2 examples de Cesnica 

 

  •  Chez les protestants:

    Comme chez les orthodoxes la célébration n'est pas appelé « la messe » sinon le culte.

Celui ci se déroule en plusieurs étapes, comme dans les autres religion. A la fin de celui-ci vient la célébration de la Sainte Cène. Tout le monde s'il le souhaite peut y participer en se joignant au cercle des communiants. Chacun reçoit de son voisin le plateau de pain (et la coupe de vin). Ce repas rappelle pour les protestants que tous ensemble ils sont appelés à se nourrir de l'enseignement et de la vie du Christ, et que cela fait d'eux des frères et soeurs, invités à la même table.

    Bien que pour les Zwinglis, des protestants libéraux, l'Eucharistie est une simple commémoration, le pain et le vin restent du pain et du vin, ils ne représentent rien, ce ne sont pas des symboles.

 

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 <-- Signification

Comme on peut le voir sur toutes ces images le pain représente un symbole religieux.

Chez les chrétiens. 

 C. Le pain dans la culture populaire:

1. Pain et Littérature:

    Le Pain a inspiré de nombreux poètes et écrivains. Baguettes, miches, brioches… toutes les recettes ont investi tous les genres littéraires. Que ce soit sous forme de poème en prose (« Le Pain » de Francis Ponge dans Le Parti pris des choses de 1942), sous forme de sonnet classique (« Cuisson du pain » par Émile Verhaeren, dans Les Flamandes en 1883), ou comme thème majeur de romans (La femme du Boulanger de Pagnol, ou La Porteuse de pain de Xavier de Montépin,  ou bien encore La Gerbe d’Or d’Henri Béraud), ou encore comme passage clé de certains récits.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Couvertures des livres

 

      Ces livres ont même été portés à l'écran : 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2.Le parler du pain:

    Les expressions françaises comprenant le mot « pain » abondent, tant celui-ci fait partie de notre patrimoine... Quelques exemples parmi tant d’autres :

  •    Expression française: 

  - Ça ne mange pas de pain ! : cela n’occasionne pas de dépenses, cela ne prête pas à conséquence

  - Avoir du pain sur la planche : être très occupé

 -  Parti comme des petits pains : qui s'est vendu très vite/ facilement

 - Pour une bouchée/un morceau de pain : pour une petite somme

 - Gagner son pain (à la sueur de son front) : gagner sa vie 

 - C’est mon gagne-pain : c’est mon métier

- Ôter le goût du pain à quelqu’un :  lui enlever l’envie de vivre

- Vendre son pain avant qu’il ne soit cuit : être présomptueux ou imprudent

- Faire de quelque chose son pain quotidien : en faire une habitude

 - Il a mangé du pain du roi : il a fait de la prison

 - Être bon comme du pain blanc : être généreux


  • Proverbe:

 - Nul pain sans peine (1611)

 - Tel pain, telle soupe: des situations se valent en fonction des éléments qui les composent

 

 * Les proverbes et expressions française ne sont pas tous dit ici; il en existe une multitude d'autre.